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Sophie Simonin, au large de grandes idées.

  • 7 janv. 2022
  • 3 min de lecture

Les projets aux intentions environnementales relèvent d’une nature folle. À ne pas s’y méprendre. La navigatrice Sophie Simonin lance du haut de ses 28 ans Unu Mondo Expedition, une association dans la protection environnementale. Cette jeune navigatrice tout juste rentrée du Groenland, entreprend déjà un retour sur les flots en direction de L’Islande... Portrait de cette femme dont les intentions de changer le monde sont très grandes...



Navigatrice mais pas que...

Brune. Des yeux marron grands ouverts. Des pommettes rosies par la fraîcheur du vent. Un bronzage qui s’estompe. Un sourire victorieux. Sur cette photo, Sophie Simonin semble insurmontable. Aux portes du paradis. Pourtant, le timbre qui passe à l’autre bout du fil laisse transparaître une autre femme. Rauque. Diminuée. La voix de Sophie reflète la fatigue qui la submerge depuis quelques mois déjà. Et quel périple !


Cette navigatrice de 28 ans ne s’est pas contentée d’attendre la fin du confinement pour grandir son projet : Unu Mondo Expedition. Construite en l’espace d’un an, cette association environnementale, dont Sophie est à la tête, lutte contre le réchauffement climatique. Pas question pour Sophie de se restreindre à la France. Elle voit les choses en grand. Grand...comme le Groenland.


L’expédition pour une cause bien grande

Cette masse de glace située entre l’Arctique et l’Atlantique est le premier objectif de la jeune femme. Et comme rien n’arrête cette passionnée des mers, elle embarque sur le Northabout, un voilier irlandais seulement quelques mois après avoir eu l’idée. « Pourquoi le Groenland ? Sophie esquisse un sourire à l’autre bout du fil, comme si rien n’était plus évident. Il n’y a que le Groenland pour témoigner de l’impact du réchauffement climatique. Les chutes de glaces sont très importantes et inquiétantes ».


Une fois sur place, Sophie accompagnée de son équipe scientifique et de ses compagnons de bord mène plusieurs recherches et recueillent des témoignages de la population locale. Un voyage dont le sens premier est de revenir avec des preuves. Sophie glisse l’importance de témoigner et de montrer aux autres ce qu’elle voit. Sa voix ne flanche pas. Retrouve même un peu de vigueur. Il n’y a pas de doutes. L’environnement...c’est toute sa vie.


Une vie en cache une autre...

Cela n’a pourtant pas toujours été le cas. Dans une autre vie, Sophie est diplômée d’une école de commerce et s’exécute dans le monde marketing malgré elle. Elle. Ce qui l’anime. C’est la voile. Rien d’autre. Certainement pas les chiffres de Danone et encore moins la pollution cosmétique que génère L’Oréal pour qui elle travaille. Décidée, Sophie se lance dans un tour du monde en bateau-stop où elle renie ses liens avec la mer qu’elle a laissée au second plan. Il faut attendre Cape Town (Afrique du Sud) pour que naissent les prémices d'Unu Mondo.


Elle le rencontre au cours de son périple et ne le quitte plus. Mêmes visions. Mêmes envies. Il a un nom, c’est Tobias Carter. Son compagnon de mer attitré. À peine rentrés de voyage, ils veulent se lancer. Mais comment faire ? Pas de bateau, pas de budget, pas d’équipage. Pour Sophie tout est possible et ne se démonte pas face aux mises en garde répétées d’un échec cuisant.



La passion au-dessus de tout

En l’espace d’un an, le projet a déjà emmené Sophie au Groenland. De quoi ravir la jeune femme qui n’a qu’une idée en tête : repartir en mer. Elle a déjà tout prévu. Prochaine destination : L’Islande et l’Irlande. Sa voix n’est plus frêle. Il n’y a qu’à l’écouter pour comprendre la passion qui anime cette femme. Cette passion qu’elle allie avec naturel et évidence.


Agathe Abélard.

 
 
 

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